Sabrina Levy Birk

"Si tu as quelque chose à partager ou à donner, fais le maintenant car le monde en a besoin" c.f Bobby Holcomb

25 janvier 2007

Commission d'enquête Boris Léontieff

Voici l'acte de naissance de la commission d'enquête de l'assemblée de la Polynésie française sur la disparition de Boris Léontieff et de ses amis dans les Tuamotu, un certain 23 mai...2002.

Messieurs et Mesdames les journalistes, bonjour et bienvenue dans cette assemblée.

              Nous sommes réunis aujourd’hui pour mettre en place une commission d’enquête chargée de recueillir tous éléments d’information sur la disparition de cinq personnes, dont trois élus de l’assemblée de la Polynésie française, le 23 mai 2002, dans les îles Tuamotu.

              En effet, le jeudi 23 mai 2002, Boris Léontieff, Ferfine Bessert, Lucien Kimitete, Arsen Tuairau, Gilbert Kelly disparaissaient au milieu des Tuamotu. Parmi les cinq disparus, trois élus, conseillers territoriaux, mais pas des moindres, en effet se trouvait le leader du Fetia api Boris Léontieff, rival officiel de Gaston Flosse et du Tahoera’a Huiraatira sur l’échiquier politique, puisque le Fetia api prône l’autonomie interne et le rattachement à la France, piétinant ainsi sur les plates-bandes du Tahoera’a Huiraatira.

              Lucien Kimitete, élu du Fetia api aux Marquises, est également un poids lourd non négligeable sur le plan politique. Enfin, Arsen Tuairau, fraîchement élu du Fetia api, réside sur Pirae.

              À l’époque, le Fetia api est une entité politique qui a le vent en poupe, qui grignote hélas ! Allègrement le terrain du Tahoera’a Huiraatira. Ainsi, le 23 mai 2002, ce ne sont pas n’importe quels élus de l’assemblée qui ont disparu. C’est la troisième voie qui se voit privée de sa tête, décapitée, laissant le champ libre au Tahoera’a Huiraatira en pleine campagne électorale. Il s’agissait des Législatives de 2002…

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Commission d'enquête Essais Nucléaires

Voici mon discours lors de la création de la commission d'enquête de l'assemblée de la Polynésie française sur les essais nucléaires...

     En préambule, je voulais juste demander à Édouard Fritch : vous avez mangé combien de coconuts de Moruroa pour vous être inspiré, pour votre texte, là ? (Sourires) Parce que je n’ai pas eu l’intention de vous irriter à ce point-là, mais bon, vous avez été particulièrement inspiré.

     Je voudrais également vous dire que vous n’avez pas de leçon à me donner, surtout que j’attends depuis un certain temps des excuses publiques pour m’avoir publiquement dégradée lors de l’élection de notre Président. Vous avez eu des insultes à mon égard — mensongères, dégradantes, sexistes — et j’attends toujours des excuses publiques. De ce fait, vos critiques passent bien au-delà.

     Je voudrais également répondre à certains points par rapport à vos propos s’agissant de Jacques Chirac. Juste un rappel de mémoire : Monsieur Jacques Chirac a dû arrêter les essais nucléaires en 1995, non parce qu’il le voulait, mais sous la pression des médias internationaux et de l’intervention de personnalités.

     Et puis, je voudrais également rappeler que Monsieur Jacques Chirac, en 1974, a menacé Valéry Giscard d’Estaing de démissionner, justement quand Valéry Giscard d’Estaing avait l’intention d’arrêter les essais nucléaires atmosphériques à la suite des interventions de Greenpeace ! C’est Jacques Chirac qui a menacé Valéry Giscard d’Estaing de démission parce qu’il voulait la poursuite des essais nucléaires.

     Également, je voudrais également vous dire, parce que vous avez dit : « Ah, à côté, les Américains et les autres pays ont fait des essais nucléaires ! », je voudrais juste vous dire que ce n’est pas parce que mon voisin, comme vous, jetez vos mégots par terre que moi, je vais me mettre à jeter mes mégots par terre, sinon la terre, elle va être polluée.

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27 janvier 2007

Centre régional de formation professionnel des avocats (CRFPA)

Voici mon intervention  contre un avis proposé par l’État francais, pour supprimer l’obligation de celui-ci et du barreau de mettre en place un centre de formation professionnelle pour avocat ; centre de formation qui devait exister depuis 1981 ! Avec la mise en place de la cour d’appel, et qui devait être financée par l’État et le barreau de Papeete, et qui aurait sûrement permis à faire plus d’avocats originaires de la Polynesie : parlant notre langue et comprenant notre culture, facilitant le règlement des affaires foncières, etc. Malheureusement, l’État est passé outre notre avis defavorable… J’ai également fait un recours devant le Conseil d’État, qui a été rejeté !!

              La loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971 promulguée par arrêté n° 273 du 2 février 1972 de l’assemblée territoriale de la Polynésie française, dans son article 14, affirme qu’un centre de formation professionnelle est institué auprès de chaque cour d’appel.

(...)

              La Polynésie française est dotée d’une cour d’appel depuis 1981, mais il n’existe aucun centre de formation professionnelle d’avocats jusqu’à ce jour. Malheureusement, le barreau ainsi que l’université existent depuis plus d’une dizaine d’années et ce centre n’est toujours pas créé. Le barreau de Papeete est majoritairement composé d’avocats métropolitains, alors que nous avons en Polynésie française de nombreux étudiants en droit aptes à passer ce concours.

              Chaque fois qu’il est question de créer ce centre, le projet est rapidement enterré. Pourtant, les avocats reconnaissent eux-mêmes qu’ils sont débordés. Et l’argument principal de leur refus à créer ce centre, c’est que cela représente du travail et ils n’ont pas le temps. Ainsi, pour de multiples raisons, l’État et le barreau de Papeete ont, depuis 1981, refusé de respecter un texte de loi qui leur impose à instaurer un centre régional de formation des avocats.

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20 février 2007

5 ans déjà ! Continuons notre combat !

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   Depuis 1.822 jours à compter de la date d’aujourd’hui, Ingrid Betancourt et sa collaboratrice Clara sont séquestrées par le mouvement des FARC, mouvement rebelle au pouvoir central colombien. Depuis 1.822 jours à compter de la date d’aujourd’hui, Ingrid Betancourt et sa collaboratrice Clara sont privées de liberté ! Malgré une forte mobilisation internationale pour obtenir sa libération, elle est toujours prisonnière du groupe révolutionnaire, dont elle partage les revendications sociales tout en condamnant leurs méthodes violentes. Lorsque les pourparlers avec les FARC en février 2002 sont brisés, le gouvernement de Pastrana a donné l’ordre à l’armée de reprendre la zone de 22.000 km2 cédés. Le 23 février le président Pastrana part en hélicoptère vers San Vicente del Caguán dans le but de rendre officielle la présence des forces armées dans la commune. Ingrid Betancourt, en campagne présidentielle décide de faire acte de présence et d’accompagner le maire de San Vicente qui appartient à son parti politique. Ingrid prend la route de Florencia (capitale du département) qui mène à San Vicente del Caguán malgré les avertissements du gouvernement qui lui signalaient la présence de guerrilleros dans la zone et lui informaient des combats qui avaient lieu. Lorsqu’une dernière barrière militaire lui empêchait de continuer et les militaires lui annonçaient la présence des guerrilleros à quelques kilomètres Ingrid donne l’ordre à son conducteur de poursuivre sa route. Avant de repartir, les militaires lui demandent de signer un document sur lequel elle se rend responsable de cette décision prise à l’encontre des avertissements qui lui avaient été adressés. Quelques kilomètres plus loin, Ingrid et Clara Rojas, sa directrice de campagne, sont arrêtées et enlevées par les FARC. Cet enlèvement s’ajoute aux autres enlèvements d’hommes politiques colombiens et il est considéré comme un enlèvement politique. Avec ces enlèvements et ceux de nombreux militaires retenus depuis plus de 5 ans, les FARC espèrent échanger les otages en leur possession contre des guerrilleros qui se trouvent dans les prisons colombiennes dans ce qu’ils appellent un accord humanitaire.

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     Nous ne devons pas oublier le 23 février ! Cela fera cinq ans que notre concitoyenne et sa collaboratrice sont séquestrées. Le mouvement en faveur de leur libération ne doit pas faiblir ! En Polynésie comme partout dans le monde, nous nous devons de continuer nos actions en faveur de leur libération. Un plan média important sera mis en place dans quelques jours par le comité local de soutien en faveur de leur libération pour les 5 ans de captivités : un triste anniversaire. Le responsable du comité de soutien polynésien, Ludovic Bardoux, nous rappelle d’ailleurs que « rendre la liberté et la vie à ces personnes est la meilleure manière de démontrer la solidité des institutions colombiennes. Il est urgent qu’un accord humanitaire mette définitivement fin à cette pratique inhumaine de la séquestration ». C’est ensemble que nous réussirons !

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Les coordonnées du comité polynésien de soutien pour la libération d'Ingrid Betancourt sont les suivantes :

Comité Polynésien de Soutien pour la libération d'Ingrid Betancourt
Front de mer – Résidence le Maori
BP - 41968 - Papeete - Tahiti ; e mail : ludovicglobalcom@mail.pf
Tél : +689 800 060 – GSM : +689 788 491

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06 mars 2007

Discour de la Journée Internationale de la Femme 2006

Ia ora na

Un proverbe Berbère dit ceci :

« Quand tu éduques un garçon, tu éduques un Homme

Quand tu éduques une Fille, tu éduques un peuple »

Aujourd’hui, nous célébrons, commémorons la Journée de la Femme. C’est l’occasion, de faire la promotion de la femme, la vahiné, la dame, la mademoiselle, la fille, la fillette et la mamie. C’est aussi l’occasion de rappeler que les femmes sont victimes de souffrances et de traitement discriminatoires.

En effet, à l’aube du 3ième millénaire, nous, les femmes, nous n’avons jamais été aussi libre, aussi intelligente, nous sommes représentés dans pratiquement tous les secteurs, nous avons un taux de réussite scolaire très élevé. En tout, apparence, tout va pour le mieux, dans le meilleur des mondes.

Néanmoins, ce n’est qu’une facette de la réalité. Malgré, cette belle réussite, et émancipation de la femme, une grande majorité de nos femmes sont toujours victimes de discrimination machiste. L’exemple flagrant, est la diffusion de film pornographique, qui portent atteinte à la dignité de la femme, et qui réduisent l’image de la femme à un objet sexuel dans une société ou la femme occupe de plus en plus de responsabilité.

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08 mars 2007

Discour de la Journée de la Femme dans les Jardins de la Reine 2007

Te mau tamahine tei here i te tìamaraa, te mau metua vahine, tei fanau te tìamaraa te mau vahine paari, tei atuatu te tìamaraa.

Iaorana tatou i roto ite here e te aroha faito orre o to tatou nei Atua, oia tei aratai ia tatou I nià I te eà o te parau mau e te ora.

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Bienvenue dans les Jardins de la Reine

"L'Egalité des sexe est le thermomètre le plus réaliste de l'Etat d'une démocratie" Elisabeth Badinher

Nous sommes toutes réunis aujourd'hui pour célébrer la journée de la femme, c'est l'occasion , pour nos jeune filles, nos mères, nos soeur, nos copines, nos grands-mères de prendre la parole, d'affirmer l'existence de la Femme. C'est aujourd'hui que la tribu féminine s'exprime, au travers son bonheur, son amour, sa créativité, son charme et sa beauté. C'est aussi l'expression de la compassion de la pssion mais aussi de la pauvreté, la souffrance , le désespoir.

Aujoud'hui, nous sommes ensemble unies pour partagées, se réconfortées, se soutenir pour bâtir un monde nouveau  où la femme apportera l'équilibre au monde car le temps des femmes est arrivées.

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Posté par SabrinaLB à 14:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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